Logo CSTRH, Cabinet de Santé au Travail et de Ressources Humaines

Cabinet spécialisé dans la prévention des risques psychosociaux, le développement de la qualité de vie et des conditions de travail, et la gestion des ressources humaines.

Comprendre les risques psychosociaux

RPS : De quoi s'agit-il ?

Balance dont chaque plateau porte des engrenages, image de l'équilibre entre contraintes et ressources

Définition

La définition de référence des RPS issue du rapport du collège d’expertise (Gollac M., Bodier M., 2011) précise que : "Ce qui fait qu’un risque pour la santé au travail est psychosocial, ce n’est pas sa manifestation, mais son origine : les risques psychosociaux seront définis comme les risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental.".

En outre, cette définition met en avant les conditions d’emploi ainsi que les facteurs organisationnels et relationnels qui peuvent avoir des répercussions sur la santé.

Manifestations des risques psychosociaux (RPS)

Résultant d’un cumul de contraintes (physiques, psychiques…), les RPS se manifestent notamment dans des situations de travail où sont présents du stress, des violences internes (harcèlement, conflits exacerbés) et des violences externes (insultes, menaces, agressions).

Toute personne, indépendamment de son positionnement hiérarchique, sexe, âge ou métier, peut être exposée à des RPS. Ces risques peuvent être induits par l’activité elle-même ou générés par l’organisation et les relations de travail.

Conséquences des RPS sur la santé

Les expositions à des situations de travail génératrices de RPS peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, incluant :

Une obligation générale de sécurité

Le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP) est obligatoire dès l'embauche du 1er salarié dans toutes les entreprises. Il doit prendre en compte les neuf principes de prévention des risques professionnels (dont les RPS font partie), définis par l’article L4121-2 du code du travail :

  1. Éviter les risques ;
  2. Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
  3. Combattre les risques à la source ;
  4. Adapter le travail à l'homme ;
  5. Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ;
  6. Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
  7. Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral et au harcèlement sexuel, tels qu'ils sont définis aux articles L. 1152-1 et L. 1153-1, ainsi que ceux liés aux agissements sexistes définis à l'article L. 1142-2-1 ;
  8. Privilégier les mesures de protection collective sur les mesures individuelles ;
  9. Donner des instructions appropriées aux travailleurs.

Dans cette perspective de prévention, l’article L. 4121-3 du code du travail prévoit une évaluation des risques qui permet de mettre en œuvre des actions de prévention. Les résultats de cette évaluation sont inscrits dans le document unique d’évaluation des risques professionnels.

Les troubles liés à des traumatismes ou à des facteurs de stress

Silhouette humaine transparente et cerveau lumineux relié à un réseau de points

Les troubles liés à des traumatismes ou à des facteurs de stress regroupent des troubles pour lesquels l’exposition à un événement traumatique ou stressant est explicitement notée comme critère diagnostique. Ils comprennent le trouble réactionnel de l’attachement, la désinhibition du contact social, le trouble stress post-traumatique, le trouble stress aigu et les troubles de l’adaptation (Source : DSM-5).

La détresse psychologique qui suit l’exposition à un événement traumatique ou stressant est très variable. Dans certains cas, les symptômes peuvent être bien compris dans un contexte d’anxiété ou de peur. Il apparaît cependant que des symptômes anhédoniques et dysphoriques, des symptômes exprimant la colère et des symptômes agressifs ou dissociatifs peuvent survenir (Source : DSM-5).

Le stress au travail

Le terme de « stress » est au carrefour de nombreuses disciplines. Il fait l’objet d’un emploi lexical complexe, dans le sens où s’entremêlent facteurs, réactions et effets, au sein d’un processus dynamique plurifactoriel.

Le stress chronique est une forme de stress prolongé qui peut avoir des effets délétères sur la santé à long terme. Il devient chronique, et donc pathologique, lorsqu’il dépasse les capacités d’adaptation de l’individu et qu’il entraîne des répercussions psychologiques, somatiques, sociales ou professionnelles.

L’exposition prolongée ou répétée épuise les capacités énergétiques de l’organisme car les hormones sont sécrétées sans interruption, sans repos du corps, et peut donc mener à l’épuisement de l’organisme. En effet, cette hypersécrétion d’hormones a pour conséquence une sollicitation exagérée des différentes fonctions vitales de l’organisme qui vont progressivement être altérées.

Homme en costume, la tête dans les mains, devant des piles de dossiers

En France, l’accord national interprofessionnel du 2 juillet 2008 sur le stress au travail retient la définition suivante : « Un état de stress survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face. L'individu est capable de gérer la pression à court terme mais il éprouve de grandes difficultés face à une exposition prolongée ou répétée à des pressions intenses ».

Par ailleurs, les individus ne sont pas égaux devant les facteurs de stress, car soumis à des tensions similaires, ils ne réagissent pas de la même manière, et selon les moments, ils ne se comporteront pas de la même façon.

Ainsi, le stress au travail non géré peut avoir de nombreuses conséquences néfastes sur la santé et le bien-être, et divers symptômes peuvent apparaître. D’une part, des symptômes physiques qui se traduisent par des douleurs (troubles gastro-intestinaux, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires, ...), des troubles du sommeil, une modification des habitudes alimentaires, des sensations d'essoufflement ou d'oppression, des sueurs inhabituelles...

Femme fatiguée à son bureau, entourée de piles de documents

D’autre part, des symptômes émotionnels tels qu’une sensibilité et une nervosité accrues, des crises de larmes, de l’angoisse, de la tristesse, une sensation de mal-être... Mais également des symptômes intellectuels tels qu’une perturbation de la concentration entraînant des erreurs et des oublis, des difficultés à prendre des initiatives ou des décisions, une altération de la pensée créative…

Ces symptômes peuvent avoir des répercussions sur les comportements tels que le recours à des produits calmants ou excitants, le repli sur soi, les difficultés à coopérer, la diminution des activités sociales, ... Si la situation se prolonge davantage, les symptômes précédents s'installent ou s'aggravent, entraînant des altérations de la santé qui peuvent devenir irréversibles.

Un stress au travail excessif peut conduire au burnout, caractérisé par l'épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et une diminution de l'accomplissement personnel. Le burnout est un état d’épuisement ressenti face à des situations de travail émotionnellement exigeantes, et reflète une conséquence grave du stress au travail.

Le harcèlement et la violence au travail

L’accord national interprofessionnel du 26 mars 2010 relatif au harcèlement et à la violence au travail précise que « Le harcèlement et la violence au travail s'expriment par des comportements inacceptables d'un ou de plusieurs individus ; ils peuvent prendre des formes différentes (physiques, psychologiques, sexuelles), dont certaines sont plus facilement identifiables que d'autres. L'environnement de travail peut avoir une influence sur l'exposition des personnes au harcèlement et à la violence ».

Le harcèlement survient lorsqu'un ou plusieurs salariés font l'objet d'abus, de menaces et/ou d'humiliations répétés et délibérés dans des circonstances liées au travail, soit sur les lieux de travail, soit dans des situations liées au travail.

La violence au travail se produit lorsqu'un ou plusieurs salariés sont agressés dans des circonstances liées au travail. Elle va du manque de respect à la manifestation de la volonté de nuire, de détruire, de l'incivilité à l'agression physique. La violence au travail peut prendre la forme d'agression verbale, d'agression comportementale, notamment sexiste, d'agression physique...

Les incivilités contribuent à la dégradation des conditions de travail, notamment pour les salariés qui sont en relation quotidienne avec le public, et rendent difficile la vie en commun. Les entreprises qui laissent les incivilités s'installer, les banalisent et favorisent l'émergence d'actes plus graves de violence et de harcèlement.

Le harcèlement et la violence au travail peuvent être exercés par un ou plusieurs salariés ou par des tiers avec pour but ou pour effet de porter atteinte à la dignité d'un salarié, affectant sa santé et sa sécurité et/ou créant un environnement de travail hostile.

Les phénomènes de stress lorsqu'ils découlent de facteurs tenant à l'organisation du travail, l'environnement de travail ou une mauvaise communication dans l'entreprise peuvent conduire à des situations de harcèlement et de violence au travail plus difficiles à identifier.

Une question, un projet ?

Échangeons sur vos besoins pour construire une intervention adaptée à votre organisation.

Me contacter